Ce savant mélange est une des composantes de l’identité de cette ville : lieu de rencontre des cultures au riche passé historique.
La défense était assurée par 3 ceintures fortifiées comptant 24 forts et 16 autres puissants ouvrages et un extraordinaire réseau souterrain de 23 km de casemates pouvant abriter non seulement des milliers de soldats avec leur équipement et des chevaux, mais aussi des ateliers, cuisines, boulangeries, abattoirs, etc. En 1867, la forteresse fut évacuée et dut être démantelée à la suite de la neutralisation du Luxembourg. Le démantèlement dura 16 ans. La superstructure du Bock, un ouvrage très important, fut rasée en 1875. Il était cependant impossible de faire sauter les Casemates sans détruire une partie de la ville. On boucha les entrées et les communications principales de sorte qu'il nous reste encore 17 km de galeries, parfois sur plusieurs étages. D'énormes escaliers s'enfoncentjusqu'à 40 m dans les parois des rochers. Inutile de dire que, pendant les deux guerres mondiales, les Casemates servirent d'abri et pouvaient protéger 35.000 personnes en cas d'alerte ou de bombardement. Il n'est pas étonnant que les fortifications et la vieille ville historique connaissent une renommée internationale.
En 1994, elles ont été inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
L'origine de ces souterrains remonte à l'année 1644 quand les Espagnols modernisèrent les ouvrages médiévaux. Ils construisent de grands bastions, tel le Bastion Beck (1644), le plus puissant, dont la plate-forme est occupée par la place de la Constitution. Mais, dès son origine, cet ouvrage n'eut pas la hauteur d'aujourd'hui. La plate-forme était située au même niveau que la fausse-braie voisine à droite. (La terrasse qu'on atteint par le grand escalier).
Pour la défense, cette plate-forme était surmontée d'un cavalier, haut ouvrage maçonné servant d'emplacement pour quelques canons et dont le parapet correspondait avec le niveau du boulevard Roosevelt actuel.
En 1673, les Espagnols élevèrent le Ravelin du Pâté, destiné à renforcer le Bastion Beck. Cet ouvrage est une des rares fortifications de Luxembourg conservées en grande partie. Le maréchal de Vauban donna aux ouvrages de la Pétrusse leur forme actuelle et construisit le "petit escalier". En 1728-29, les Autrichiens ont construit avec l'Ecluse Bourbon le "grand escalier" et en 1746, les Casemates appelées la "Batterie de la Pétrusse". Un siècle s'écoula, la forteresse fut agrandie et renforcée, la deuxième ceinture de fortifications se développa, une troisième fut aménagée et Luxembourg devint la "Gibraltar du Nord".
Les fortifications de la Pétrusse furent oubliées et négligées, car leur rayon stratégique ne couvrait que le côté de la vallée. Après 1867, consécutivement au démantèlement de la forteresse décrété par le traité de Londres, on se contenta de murer les meurtrières et de fermer la plupart des entrées.
C'est en 1933 que les Casemates de la Pétrusse ont retrouvé une certaine activité, puisque le 26 juillet de cette année-là, les premiers visiteurs ont été admis.
L’actuel palais grand ducal fut construit en 1572-74 afin de remplir la fonction d’Hôtel de Ville. Par la suite, il devint Préfecture, puis siège du Gouvernement. En 1890, l’ancien Hôtel de Ville fut transformé en Palais Grand-Ducal par l’architecte de l’Etat Charles Arendt et par l’architecte Gédéon Bordiau de Bruxelles.
Restauré en 1995, des visites sont organisées en été (mi-juillet à début septembre).
Fermé pour transformations à partir du 1er mars 2011 !
La transformation des « Dräi Eechelen », réduit du Fort Thüngen, en Musée a nécessité d’importants travaux de mise en valeur. Partiellement enfoui sous terre suite au démantèlement de 1867 et recouvert d’une végétation abondante, le fort et ses alentours font aujourd’hui l’objet de travaux d’excavation, de restauration et de reconstruction dans le but de lui rendre leur aspect originel tout en y intégrant un espace muséologique contemporain. Le Musée, y inclus la galerie souterraine, font partie intégrante du Circuit Vauban. La muséographie à venir représentera une combinaison attractive du patrimoine fortifié de Luxembourg, de l’histoire du Grand-Duché, et des différentes facettes de son identité nationale.
Le Château restera entièrement fermé pour cause de travaux du 9 janvier au 14 mai 2012.
Construit probablement au Xe siècle, le château de Bourscheid fut mentionné dans un document pour la première fois en 1095. Aux XIVe et XVe siècles, il connut d’importants agrandissements et l’érection d’une muraille de fortification flanquée de six tours gothiques. Les ruines du château, délaissées au XIXe siècle, furent acquises par l’Etat et rendues accessibles au public.
La maison de Stolzembourg, superbe manoir gothique construit en 1348, abrite un petit musée qui retrace l’histoire du château et des seigneurs de Bourscheid. Il prête son cadre aux semaines culturelles de Bourscheid.
Illumination tous les soirs jusqu’à 24 h.
Le château comtal de Vianden fut construit entre le XIe et le XIVe siècle sur les assises d’un castel romain et d’un refuge carolingien. Par héritage, il passe après 1417 à la Maison des Orange-Nassau. Superbement restauré et meublé depuis 1977, ce château-palais est une des plus grandes et plus belles résidences féodales des époques romane et gothique en Europe.
2 vieux châteaux du XIe siècle se dressent sur une paroi rocheuse dominant la vallée de l’Ernz Blanche. La partie abritant la “Maison de Créhange” a été complètement rénovée.