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Au Moyen-Âge, les Comtes, puis les Ducs de Luxembourg fortifièrent les villes suivant leur importance stratégique. Vu sa proximité des frontières française et allemande, le Luxembourg occupait une position importante sur l’échiquier de la politique internationale. De 1443 à 1839, il subit, ainsi que les provinces belges, six dominations étrangères. Bourguignons, Espagnols, Français, Autrichiens, Hollandais et Prussiens transformaient progressivement la ville de Luxembourg en une des plus importantes places fortes du monde, appelée "Gibraltar du Nord". La défense de la ville était assurée par trois ceintures fortifiées avec 24 forts, 16 autres puissants ouvrages et un extraordinaire réseau souterrain de 23 km. Parallèlement à l’évolution technique des armes, les ouvrages fortifiés furent adaptés aux nouvelles conditions, étendus et précédés de nouveaux ouvrages détachés. Le 11 mai 1867, le traité de Londres déclara le Grand-Duché de Luxembourg "perpétuellement neutre" et la forteresse de Luxembourg dut être démantelée. En décembre 1994, les vestiges de l'ancienne forteresse et des parties de la vieille ville ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Patrimoine mondial de l'UNESCO Luxembourg, ville moderne, cosmopolite,
vivante est à l’échelle de l’homme. Les empreintes laissées par le
passé fusionnent avec le monde contemporain qui bouge. Ce savant
mélange est une des composantes de l’identité de cette ville : lieu de
rencontre des cultures au riche passé historique. Jadis
cette ville fut une forteresse impressionnante qu’un auteur français
compara au début du XIXe siècle avec le site de « Gibraltar », signe
d’une forteresse imprenable. En raison de sa position stratégique entre
le royaume de France et l’empire germanique, la forteresse de
Luxembourg était depuis le XVIe siècle jusqu'à son démantèlement en
1867, l'un des plus importants sites fortifiés d'Europe. Lors des
passations d'un grand pouvoir européen à un autre (les empereurs du
Saint-Empire, la maison de Bourgogne, les Habsbourg, les rois d'Espagne
et de France et finalement les Prussiens), les fortifications de la
ville de Luxembourg furent agrandies et renforcées. Les plus grands
ingénieurs arrivés de tous les horizons de l’Europe comme par exemple
Vauban y ont laissé leur marque. Aujourd’hui la forteresse de
Luxembourg véhicule ce passé européen commun.
ECHTERNACH L’enceinte remontant au XIIe siècle avait une longueur de 2 km et était renforcée d’une vingtaine de tours et de 6 portes. Après la démolition partielle du mur autour de 1850 pour faciliter le développement de la ville, il ne reste que 7 tours et les vestiges de l’ancien fossé. 6 tours ont été restaurées en logements de vacances. ESCH-SUR-SÛRE De l’enceinte Esch-sur-Sûre (début du XVe siècle) ne subsistent que de rares vestiges et une ancienne tour de guet. L’ancienne enceinte à été partiellement intégrée à la construction d’édifices à caractère civil. De nos jours, le tracé du mur d’Esch-sur-Sûre délimite clairement la vieille ville et les nouveaux quartiers. Circuit thématique "Les mystères d'Esch-sur-Sûre". Audio-guides en location à la Maison du Parc. GREVENMACHER La métropole mosellane recèle de plusieurs vestiges de son enceinte qui remonte au XIIIe siècle. Une tour de guet du XIIIe siècle a été incorporée comme clocher à l’église paroissiale de style classique. Des promenades longent les parties qui subsistent de l’enceinte. Un dépliant est disponible au Syndicat d’Initiative. 10 route du Vin LUXEMBOURG Les Trois Tours (1050), restes de la deuxième enceinte de la ville.
La Muraille de Wenceslas avec ses tours semi-circulaires. • Les casemates du
Bock Le rocher du Bock. En 963, le comte ardennais Sigefroi acquit le rocher du Bock. Le pan de ce rocher joua un rôle considérable du point de vue de la stratégie militaire. Entouré des trois côtés par la vallée de l’Alzette, le rocher ne fut accessible que par l’ouest et donc facilement défendable. A l’abri de ce rocher se trouve la crypte archéologique et les casemates du Bock. ![]() La renommée du Bock comme fortification extraordinaire fut établie sous le règne des Autrichiens au XVIIIe siècle. Des travaux souterrains furent exécutés de 1737 à 1746 pour y placer 50 canons et une garnison de 1.200 hommes. En 1875, la superstructure du Bock, un ouvrage très important, fut rasé à l’exception d’une tour. On y découvre aussi la crypte archéologique qui témoigne des premières constructions du château des premiers comtes de Luxembourg. Les fortifications souterraines sont ouvertes tous les jours du 30.05 au 31.10 de 10 à 17 h. Visites guidées sur rendez-vous. Tél. +352 4796-2709. • Les casemates de la
Pétrusse ![]() Leur origine remonte à l’année 1644 quand les Espagnols modernisèrent les ouvrages médiévaux et construisirent de grands bastions, tel celui du Beck, dont la plate-forme est occupée par l’actuelle Place de la Constitution et qui, renforcée, est une des rares fortifications conservées en grande partie. Le maréchal de Vauban donna aux casemates de la Pétrusse leur forme actuelle, et les Autrichiens y aménagèrent la Batterie de la Pétrusse en 1746. Ouvertes à Pâques et à Pentecôte et pendant les vacances scolaires. Visites guidées de 11 à 16 heures. • La Citadelle du
St-Esprit L’aménagement en 1685 de deux bastions et d’un ravelin en direction de la ville coupa le Plateau du St-Esprit de l’aire urbaine pour en former une citadelle renforcée du côté sud par des remparts. • Le Chemin de la Corniche Aménagés en 1632 par les Espagnols, puis en
1685 par Vauban, ces formidables remparts, dont la hauteur atteint 35 m
audessusde la ville basse, valent encore aujourd’hui leur nom de
"Balcon d’Europe". Le Plateau du Rham conserve d’impressionnantes tours
de l’enceinte de Wenceslas, ainsi que les casernes de Vauban (1684/85),
les vestiges du réduit du Rham, l’habitation du puisatier audessus du
Grund. • Les Échauguettes Espagnoles Le nom de ces tourelles rappelle la longue période (XVIe et XVIIe siècle) pendant laquelle les Espagnols firent exécuter de nombreux travaux aux fortifications. Les échauguettes terminent les ouvrages de fortification au-dessus de ravins profonds. • Les Archives
Nationales Ce bâtiment fut construit au XIXe siècle du temps de la Confédération Germanique pour servir d’hôpital militaire à la garnison prussienne. En 1968, l’immeuble devient le siège des Archives Nationales qui y accueille des expositions temporaires sur des sujets à caractère historique. Internet: http://anlux.lu VIANDEN La ville haute de Vianden a conservé
de larges parties de son enceinte
à 24 tours et à 5 portes. Une tour a été complètement restaurée. Des
promenades longent en partie cette enceinte construite en schiste
local. Aucune des portes de la ville ne subsiste actuellement. Un
sentier historique "Intra Muros - Extra
Muros" (longueur: 1,4 km) a été
aménagé le long de l’enceinte.
Brochure disponible au Syndicat d'Initiative, Tél. +352 83 42 57-1, www.vianden-info.lu.
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